Bienvenue dans ma saga « ET SI … » 
Ces articles ont pour idée de vous présenter les différentes thérapies, médecines, modes de vie, manières de penser que j’ai essayés pour cultiver une manière positive d’aborder ma maladie. Certains seront plus farfelus que d’autres, certains seront tirés de ma propre expérience, d’autres de lectures qui m’ont inspirées, de retour de mes lecteurs…Alors, n’hésitez pas à interagir, à commenter, à partager si vous avez déjà essayé ou si cela vous parle 🙂

 

 

Le désir des autres avant le sien

 

 

Je l’avais déjà lu et vu quelque part mais aujourd’hui, avec tous les contacts que j’ai avec les personnes qui me suivent, je me rends compte réellement d’un point commun : la sclérose en plaques, entre autres, est une maladie qui touche beaucoup de personnes qui ne parviennent pas à s’affirmer et qui font passer les besoins des autres avant les leurs.

Très souvent, les personnes me contactent alors qu’elles sont dans ce chemin, de mieux apprendre à suivre leurs propres désirs, de savoir dire non, tout simplement de prendre soin de soi dans la maladie. 

J’ai beaucoup été comme ça plus jeune. D’une certaine façon, je m’étais conditionnée pour répondre aux désirs des autres, pour faire en sorte que les personnes autour de moi se sentent bien, peu importait ce qu’il en était pour moi.

 

 

La peur de déplaire, de ne pas être aimée, d’être abandonnée, rejetée …

 

En creusant un peu, par le bais de mes différentes thérapies, j’ai appris à découvrir que le fait de ne pas savoir dire non, le fait de s’oublier pour faire plaisir aux autres étaient avant tout révélateur d’une peur très profonde : celle de déplaire. Et encore plus profond : celle d’être abandonnée, d’être rejetée.

Parce qu’il était là le cercle vicieux : je ne fais pas ce que l’on attend de moi = > la personne est mécontente (dans ma représentation, dans mes projections) = > je lui ai déplu = > elle ne m’aimera plus.

En quelque sorte, si je ne faisais pas ce que les autres attendaient de moi, si je n’allais pas dans leur sens, je prenais donc le risque qu’ils ne m’aiment plus. Et alors c’est cette protection inconsciente que j’ai mis en place pendant des années : surtout ne pas déplaire !

 

 

Prendre soin de soi dans la maladie

 

prendre soin de soi dans la maladie

 

Alors, par la suite, arriver à se reconnecter à ses propres désirs a été un long travail. Déjà, il m’a fallu prendre conscience des demandes extérieures qui ne me convenaient pas.

Mais, surtout, c’est le diagnostic de ma maladie qui a changé la donne. Parce que, désormais, si je m’oubliais, si j’oubliais ce concept de prendre soin de soi dans la maladie , alors c’est ma SEP qui me le rappellerait. 

Bien évidemment, cela a été un long chemin. Et il m’a fallu apprendre à ré-ajuster. Parfois, à trop faire attention à moi, j’oubliais de laisser la place aux autres. C’est un long tâtonnement et, même aujourd’hui, je dérape encore. Mais j’essaie de rester ouverte aux critiques lorsque je sais que je peux faire un effort, un pas vers l’autre. Et, je sais aussi faire attention lorsque je sens que cela ne résonnerait vraiment pas juste pour moi, que cela serait me « sacrifier » que de faire passer l’autre avant moi.

Parce que je sais désormais que prendre soin de soi dans la maladie passe aussi par écouter ce que ma maladie me dit !

 

 

Retour d’autres expériences

 

 

Un jour, j’échangeais avec une femme sur les réseaux sociaux. Elle m’expliquait que, depuis qu’elle commençait à avancer sur son chemin personnel, sa quête de prendre soin de soi dans la maladie, son entourage et ses proches l’irritaient de plus en plus. En discutant, alors que je lui posais des questions précises, nous nous sommes aperçues que ce qui se jouait, c’est qu’elle avait toujours fait passé les besoins de ses proches avant les siens. Et, aujourd’hui, elle commençait pour la première fois à en prendre conscience. Par conséquence, les demandes de ses proches commençaient de plus en plus à l’irriter.

Au fond, ce n’était pas tellement son entourage qui l’irritait mais sa difficulté à poser ses limites. Ses proches, eux, continuaient d’agir comme d’habitude, car ils allaient jusqu’où elle les avait laissés aller depuis toujours.

Mais comme depuis peu, elle n’en avait plus envie, elle s’énervait car elle ne parvenait pas encore à savoir dire non à ce qui ne lui convenait pas. Et nous avons discuté de la peur de déplaire qu’il y avait derrière, voire des problématiques familiales qui se jouaient et dont elle ne s’était pas encore rendue compte.

 

 

Petit exercice pratique

 

 

Cela m’amène ici à proposer un petit exercice dans le contexte d’apprendre à savoir dire non. C’est un exercice que j’ai beaucoup mis en place au début, pour mieux savoir comment me positionner face à une demande :

Chaque fois que l’on me demande quelque chose, je prends le parti de ne pas répondre tout de suite. Au pire, je dis à la personne que je vais réfléchir et que je reviens vers elle plus tard. Puis je prends un moment pour me recentrer, méditer. Et je reste à l’écoute de ce que mon corps me fait savoir.

En fait, notre corps en lui-même n’est pas conditionné comme peut l’être notre cerveau. Lui, il n’a pas peur de ne plus être aimé. C’est notre cerveau qui se retrouve submergé par cette peur, cette sensation. Si l’on redescend dans le corps, on verra tout se suite s’il y a une tension qui se manifeste face à cette demande. Pour ma part, c’est souvent un pincement au cœur et mon estomac qui se noue. Mon corps hurle « non ! Je ne veux pas ! »

Alors imaginez-vous quand, pendant des années, vous vous imposez physiquement d’agir d’une façon qui ne vous convient pas.

Le fait de ne pas donner de réponse à chaud permet d’éviter de réagir violemment. Parfois, surtout au début de notre chemin de notre changement, une fois accepté le fait que nous devons nous écouter, nous le faisons avec force (un peu trop souvent).

Je reviendrai dessus par la suite, dans des articles futurs, mais la plupart du temps, il suffit tout simplement d’incarner sa décision, aussi dans son corps et, en face, la personne ne trouvera rien à redire. Elle n’aura pas la place d’émettre une objection.

 

Et cela fonctionne quand vous êtes entièrement reliés au niveau du corps et de l’esprit !

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1 commentaire

Valentin marielle · 27/09/2018 à 12:56

Je suis tout à fait d’accord avec cet article. Je me reconnais. C’est ce que je ressent actuellement avec mes proches. Enfants surtout qui ont 19 et 27. Je me sent agressée par toutes leurs attentes. J’ai envie de penser enfin à moi !

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