Bienvenue dans ma saga « ET SI … » 
Ces articles ont pour idée de vous présenter les différentes thérapies, médecines, modes de vie, manières de penser que j’ai essayés pour cultiver une manière positive d’aborder ma maladie. Certains seront plus farfelus que d’autres, certains seront tirés de ma propre expérience, d’autres de lectures qui m’ont inspirées, de retour de mes lecteurs…Alors, n’hésitez pas à interagir, à commenter, à partager si vous avez déjà essayé ou si cela vous parle 🙂

 

 

 

Camus a dit  « Qu’est ce que le bonheur sinon l’accord entre l’homme et l’existence qu’il mène ? »

 

Un esprit sain dans un corps sain

 

 

Cette citation me parle beaucoup. Elle résume tout simplement le message que je cherche à faire passer. Le fait de mieux se connaître, de connaître nos blessures émotionnelles, nos blocages, nos peurs … nos passions aussi, ce qui nous fait vibrer … permet de faire des choix de vie en adéquation avec la personne que nous sommes.

Et qui dit bonheur, douceur, apaisement, dit aussi … un corps moins en tension, moins soumis à des chocs émotionnels à répétition. J »en reviens alors à mon autre diction favori : « un esprit sain dans un corps sain ». Cela rejoint ma publication ET SI … mon corps savait ce qui est bon pour lui.

 

C’est pour cela que cet article fait partie de ceux qui me tenaient à cœur. Parce qu’il résume vraiment ma pensée au sujet des maladies que nous déclarons : elles sont aussi des rappels pour nous montrer que nous ne vivons pas en phase avec ce qui est juste pour nous,  avec ce qui nous correspond. Mais, bien sûr, pour parer à cela, il faut, en premier lieu, apprendre à mieux se connaître !

 

 

L’importance de mieux se connaître …

 

mieux se connaitre

 

Alors, avant de publier cet article, il fallait que je termine de vous partager mon histoire personnelle, au moins, jusqu’à la fin de la phase de Reconstruction. Le but était de vous montrer le cheminement qui s’est fait pour finir par voir ma maladie comme une alliée et comme un outil pour, effectivement, mieux se connaître.

 

Car une réalisation m’est venue au fur et à mesure que je cheminais sur mon parcours thérapeutique, que je me découvrais peu à peu et que je prenais conscience de mes freins, mes limites, ma personnalité. C’est grâce à cette réflexion que je me suis rendue compte que la voie que j’avais choisie n’était absolument pas celle qui aurait pu me correspondre. Je me voyais vivre en tant qu’expatriée, à travers le monde, travailler dans le milieu des ONG … avoir aussi un métier assez prestigieux selon mes propres projections (je reparlerai de la quête du Prestige plus tard).

 

 

… pour éviter ce qui ne nous correspond pas

 

Mais, la réalité, une fois que je l’eus expérimentée, était :

–  que je devais écouter et lire chaque jour des choses très difficiles, très violentes alors que je suis hypersensible et que je suis une éponge à émotions (aussi bien les miennes que celles des autres)

– que le fait de m’expatrier me faisait changer de pays très régulièrement, reconstruire une vie à chaque fois, déménager alors que j’ai un réel besoin de stabilité, d’avoir un nid douillet vers lequel revenir me ressourcer, de mettre en place un véritable cocon.

– que je travaillais des heures à écrire des rapports, faire des recherches. J’ai même eu à travailler plusieurs mois chez moi, en tant que consultante, avec, pour seuls contacts, mes managers qui se trouvaient à l’autre bout du monde. Mes seules conversations étaient un ou deux appels Skype par jour. Alors que je suis de nature extravertie, que je me nourris et me revigore du contact réel que je peux avoir avec les personnes autour de moi, des rencontres.

– que je n’ai pas toujours évolué dans des univers bienveillants et qu’il m’a fallu du temps pour apprendre à prendre de l’assurance et savoir poser mes limites.

 

Quand le corps nous parle

 

En fait, chacune de mes expériences m’a été bénéfique dans cette quête de mieux se connaître.

Mais la réalité, c’est que cette prise de conscience je la dois principalement à ma sclérose en plaques. Ma première poussée a eu lieu la veille de ma première expérience professionnelle, dans le milieu des ONG, alors que je m’arrivais dans un nouveau pays pour la troisième fois en un an. J’étais réellement déracinée.
Et ma troisième poussée est arrivée alors que je me sentais coincée dans un travail qui ne me correspondait pas, dans une ambiance malsaine, et que j’allais chaque jour au bureau avec la boule au ventre.

Un peu comme une onde radio qui grésille lorsque nous ne sommes pas sur la bonne fréquence, mon corps se mettait à me parler pour m’indiquer que je n’étais pas en phase avec la personne que je suis.

 

C’était ma propre compréhension de ma maladie. Et c’est ainsi que j’ai construit ma phase d’Acceptation : prendre le temps d’écouter mon corps (et ma sclérose en plaques) dans chacune de mes décisions de vie. Peut-être que cela ne correspondra pas à tout le monde. Mais, en discutant avec plusieurs personnes qui me suivent, j’ai été étonnée des nombreuses similitudes que j’ai découvertes.

Retours d’autres expériences

 

Et, rapidement, par l’intermédiaire de ce blog et des réseaux sur lesquels je suis active, j’ai rencontré un homme touché par la même maladie que moi. Un jour, nous nous sommes appelés et au fil de la conversation, nous avons été étonnés de la ressemblance de nos tempéraments. Il s’agissait d’une personne tout aussi hypersensible que moi, très portée par ses émotions aussi et avec de vrais talents artistiques. Alors que je lui demandais si la vie qu’il menait (professionnelle ou non) lui convenait, j’ai été très étonnée qu’il m’annonce … qu’il était militaire. Le reste de la conversation a bien entendu était axé sur le sens qu’il mettait sur sa profession.

 

Et, au fil du temps, j’ai rencontré de plus en plus de personnes comme lui. Et pas seulement en décalage sur le plan professionnel ! Il s’agissait aussi de relations sentimentales qui ne convenaient plus mais que les personnes avaient du mal à quitter, alors que la bataille avec leur corps faisait rage.

 

Il faut du temps au temps comme on dit souvent. Chacun a son propre rythme pour se décider à sortir d’une situation qui ne lui convient plus. Mais, je suis intimement convaincue que les messages du corps sont des signaux pour montrer qu’il est temps d’en sortir. Et que, moins on les écoute, malheureusement, plus ils sont virulents. Mieux se connaître permet de pouvoir anticiper et pourvoir aller plus facilement dans ce qui est juste pour nous.

 

Alors, si vous avez des retours d’expériences aussi, je serais très intéressée que vous me les décriviez en commentaire !

 

Retrouvez le Live Facebook :

Catégories : Saga ET SI ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :