HISTOIRE / Atteinte de la sclérose en plaques depuis mes 23 ans, j’ai toujours refusé tout traitement allopathique et me suis orientée vers un chemin thérapeutique moins conventionnel. Après un long parcours rempli de hauts et de bas, je vis aujourd’hui en harmonie avec celle que je nomme ma meilleure ennemie. C’est ce chemin que je souhaite partager pour présenter une expérience, emprunte de résilience, et une autre façon de percevoir les épreuves que nous traversons. Car, au final, elles sont souvent des messages pour apprendre à mieux nous connaître et trouver le moyen de vivre en phase avec nous-mêmes.

 

Synopsis : dans le chapitre 30, j’avais du mal à me remettre en mouvement. Et j’acceptais les conseils avisés d’une amie à moi de refaire une thérapie. Je découvris alors la thérapie en Gestalt et plus j’avançais dans la connaissance de soi, plus j’arrivais peu à peu à me mettre à chercher du travail. 

 

J’avais déjà fait un premier pas dans la connaissance de soi en apprenant à découvrir mon corps, ses limites et en apprenant à prendre soin de moi au quotidien. Il me restait cependant à découvrir ce que je souhaitais réellement faire et comment me réaliser d’un point de vue professionnel. Chaque étape, chaque emploi m’a permis d’en apprendre un peu plus sur moi-même, sur mes valeurs et mes aspirations profondes.

Cela a commencé avec mon tout premier poste :

 

Un travail en apparence parfait …

 

 

Alors que je me remettais doucement en mouvement, je fus recrutée comme consultante pour une ONG basée à l’Ile Maurice. Travaillant exclusivement de chez moi, au premier abord, ce travail me semblait tout indiqué dans ma quête d’équilibre entre une activité professionnelle et un respect de mon rythme.

Je pouvais choisir moi-même mes horaires, quitte à travailler non-stop pendant la journée. Je pouvais dormir autant que j’en avais besoin, j’étais (en apparence) maître de mon emploi du temps.

 

 

… mais finalement éloigné de ma véritable nature

 

 

Cependant, bien vite, je me retrouvais confrontée à une grande solitude. Mes seuls contacts étaient via Skype avec trois mauriciens, basés à Port Louis et un américain, basé à Washington. Le soir, j’essayais de sortir voir mes amis, mais avec les décalages horaires, j’étais sans cesse sollicitée pour des réunions. Je travaillais seule, de chez moi, en décalée avec le reste de mon entourage.

Et, dans la solitude, je renouais avec mes angoisses. De nouveau, la peur de faire une poussée était omniprésente. Je n’étais pas très soutenue, j’étais très livrée à moi-même dans la réalisation de dossiers très importants. Et le manque de confiance en moi me faisait douter sans cesse.

Les décharges électriques (ou syndrome de Lhermitte) se manifestèrent deux ou trois fois, durant une semaine ou deux à chaque fois et je m’empressais d’aller faire des séances d’acupuncture. Elles me permettaient d’apaiser ces symptômes et mes tensions.

Au bout de plusieurs mois, l’expérience ne fut pas concluante et ils mirent fin à notre collaboration. Cela sonna comme un choc : j’avais failli à mon premier poste ! Je n’avais donc pas été à la hauteur !

 

 

L’importance de la connaissance de soi

 

connaissance de soi

 

Pourtant, quelque part, il y avait du soulagement. Avec le recul, cette façon de travailler, dans la solitude la plus complète, n’était pas en phase avec ma vraie nature. A travers mes différentes avancées dans la connaissance de soi, j’ai découvert que je suis de nature extravertie (vous pouvez faire le test en cliquant sur ce lien si vous voulez vérifier votre nature). Même si j’ai un réel besoin de moments à moi pour me ressourcer et me recentrer, je me nourris du contact que je peux avoir avec les gens qui m’entourent, avec les rencontres que je fais (et d’autant plus aujourd’hui depuis la mise en place de ce blog).

Un travail entièrement solitaire, à éplucher des dossiers et rédiger des rapports, enfermée chez moi toute la journée sans contact ne me convenait pas du tout. Elle était là aussi la contradiction de ce que je vivais et, très certainement, la source de mon anxiété.

Dans tous les cas, cela signa la fin de mon aventure dans le milieu humanitaire et le début de ma reconversion professionnelle. Et, ce fut ma deuxième décision en phase avec la personne que j’étais : désormais trouver un travail qui serait plus au contact avec les autres, qui m’empêcherait de m’enfermer dans mes angoisses. 

J’en parlerai par la suite, notamment dans ma saga ET SI sur l’importance de la connaissance de soi et le respect de sa vraie nature lors de nos choix professionnels ou nos choix de vie tout simplement.

Une fois de plus (et ce ne serait pas la dernière fois), ma sclérose en plaques m’avait envoyé ses signaux pour me montrer que je n’étais pas sur le chemin qui me convenait. Il me restait à trouver ce que je souhaitais faire !

Catégories : V - La Reconstruction

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