HISTOIRE / Atteinte de la sclérose en plaques depuis mes 23 ans, j’ai toujours refusé tout traitement allopathique et me suis orientée vers un chemin thérapeutique moins conventionnel. Après un long parcours rempli de hauts et de bas, je vis aujourd’hui en harmonie avec celle que je nomme ma meilleure ennemie. C’est ce chemin que je souhaite partager pour présenter une expérience, emprunte de résilience, et une autre façon de percevoir les épreuves que nous traversons. Car, au final, elles sont souvent des messages pour apprendre à mieux nous connaître et trouver le moyen de vivre en phase avec nous-mêmes.

Synopsis : dans le chapitre 21, je racontais ma découverte du Décodage Biologique des maladies, aussi appelé « déprogrammation cellulaire ». Cela me paraissait assez abstrait, mais alors que j’écoutais mon thérapeute m’expliquer le décodage de la sclérose en plaques, certaines choses résonnaient en moi.

 

La SEP vue par le décodage biologique

 

La sclérose en plaques ( SEP ) , en décodage biologique, est souvent assimilée :

– à une très forte mésestime de soi : on me donne la possibilité de faire quelque chose, je suis persuadée que je vais échouer, je suis tétanisée et mon corps se bloque pour ne pas avoir à subir un échec. Le mot clé de dévalorisation se trouvant en étroite relation avec l’appareil moteur, cela explique souvent l’atteinte de la moelle épinière lors d’une poussée de SEP.

– et une profonde angoisse de séparation : seul(e) je ne vais jamais y arriver, mon corps se bloque.

Cela dépend une fois de plus de la sensibilité de chacun, de la manière de ressentir les événements et de notre histoire personnelle. Beaucoup de personnes ressentent ces peurs ou ces blocages et, bien évidemment, toutes ne déclencheront pas de sclérose en plaques.

Certaines personnes spécialisées dans ce domaine décrivent les différents éléments psychologiques de la sclérose en plaques de la manière suivante :

Michel Odoul parle d’inhibition du potentiel d’action et de ressenti des personnes atteintes, de l’incapacité à nous reconnaître, à nous voir ou à nous accepter tels que nous sommes. Par inhibition du potentiel d’action, en ce qui me concerne, j’entends Immobilisme. Un peu comme une incapacité d’agir tant la peur d’échouer est grande !

Claudia Rainville a travaillé longtemps en milieu hospitalier. Ayant vécu plusieurs cancers, maux de dos chroniques, acouphènes … etc et s’étant auto guérie, elle s’est intéressée à la cause des maladies. Elle est l’auteur de « Métamédecine, la guérison à votre portée » ou encore de « Guérir les Blessures de son Passé ». Pour elle, la cause de la sclérose en plaques c’est de se pousser à la limite de nos forces pour être reconnus ou vouloir prouver aux autres ce dont nous sommes capables – derrière cet acharnement à vouloir réussir se cache bien souvent la peur de l’échec, du manque, la peur de ne pas être reconnu. Cela équivaut à ne pas avoir de valeur et donc synonyme de ne pas exister.

Jaques Martel, psychothérapeute et auteur du « Grand Dictionnaire des malaises et des maladies » décrit la psychologie de la SEP comme un corps piégé, enfermé dans une cage, face à une situation ou une  personne qui paralyse ou encore le fait de se sentir coincé. Souvent, les patients sont dans le refus de se tromper et ont une certaine intransigeance. Pour lui, la peur de l’échec, de l’abandon, d’être laissé tomber, au sens propre comme au sens figuré, les jugements de soi qui entraînent un sentiment de dévalorisation, de dépréciation sont communs à toutes les personnes atteintes de la SEP. Il y remarque souvent une profonde peur du changement.

– Docteur Olivier Soulier, lui, envisage souvent les personnes atteintes de la SEP comme des personnes enfermées dans un schéma sclérosant, contraintes de “vivre une vie qui n’est pas la leur”.

 

Ce que j’en pense

SEP

 

De par mon histoire personnelle, que j’ai découverte au fil de mes thérapies, je rejoins fortement tous ces auteurs.

En ce qui me concerne, il y a un petit peu de tout cela : une forte mésestime, une personnalité abandonnique et surtout, la mise en place d’une vie qui n’était pas en accord du tout avec la personne que je suis, et que j’ai appris à découvrir. C’est ce que je raconte dans les prochains chapitres.

Et c’est en guérissant de toutes ces blessures que j’ai pu éclore et que ma SEP est devenue mon alliée.

Pour conclure, je reprendrai une phrase que j’ai trouvée sur le site internet Biodecodage de Christian Flèche “Le Décodage Biologique n’est pas une promesse de guérison, il ne tient pas les clés de la guérison, ce n’est pas une vérité, une certitude. C’est une ouverture, une curiosité, un champ d’hypothèses avec le praticien pour vis à vis, mais seul chaque individu pourra faire le chemin.”

Je trouve que cette phrase illustre parfaitement ce que m’a apporté le décodage biologique. Ayant déjà un peu travaillé sur moi, je me sentais prête à aller creuser dans mon histoire personnelle. Je voulais comprendre le message de cette maladie !

Je possède le Dictionnaire des malaises et maladies de Jacques Martel, qui est extrêmement complet. Si certains d’entre vous sont intéressés pour connaitre la signification de leur maux, laissez-moi un commentaire ici et je regarderai avec plaisir ! Lors du prochain chapitre, je publierai entièrement le décodage de la SEP tel qu’il l’entend.


5 commentaires

jack22 · 31/03/2018 à 11:24

je me retrouve complètement dans cette analyse mes nuits hantées par des cauchemars tournants toujours autour de l’inatiennable , l’impossibilité d’aboutir , des freins invisibles (ma mère)

    Lisa · 04/04/2018 à 11:16

    Bonjour Jean-jacques. J’espère que ces recherches pourront vous apporter un peu de sérénité. C’est un long cheminement personnel que de s’apaiser avec nos blessures. Et la maladie est souvent là pour nous le rappeler… Si vous avez des questions, n’hésitez pas !

anahitapoulzadeh · 23/05/2018 à 22:31

passionnant!

Chapitre 21 - V. La reconstruction / La psychologie de la maladie · 29/03/2018 à 12:07

[…] Le décodage biologique a été une porte qui s’est ouverte, suite à l’acupuncture, vers une autre approche de la maladie, cette psychologie de la maladie que je recherchais. Par la suite, je ferai une plus longue thérapie, dans un courant plus classique qui me permettra de sortir réellement de mes blessures mais ça c’est dans les chapitres à venir ! D’abord, il me fallait étudier le lien entre le décodage biologique et la sclérose en plaqu… […]

La SEP selon le Dictionnaire des Maladies de Jacques Martel) · 04/04/2018 à 11:02

[…] : dans le chapitre 22, je présentais quelques auteurs qui font des liens entre le corps et l’esprit. Ceux-ci […]

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