HISTOIRE / Atteinte de la sclérose en plaques depuis mes 23 ans, j’ai toujours refusé tout traitement allopathique et me suis orientée vers un chemin thérapeutique moins conventionnel. Après un long parcours rempli de hauts et de bas, je vis aujourd’hui en harmonie avec celle que je nomme ma meilleure ennemie. C’est ce chemin que je souhaite partager pour présenter une expérience, emprunte de résilience, et une autre façon de percevoir les épreuves que nous traversons. Car, au final, elles sont souvent des messages pour apprendre à mieux nous connaître et trouver le moyen de vivre en phase avec nous-mêmes.

 

Synopsis : dans le chapitre 24, je prenais conscience à travail mon travail thérapeutique de ma peur profondément ancrée de l’abandon. Cette peur prenait racine dans mon enfance et a conditionné pendant longtemps mes relations sentimentales ou amicales. Peu à peu, je découvris que cela pouvait remonter plus loin dans le passé…

 

Une recherche de nos blessures plus poussée

 

mémoires transgénérationnelles

 

Une autre lumière fut aussi faite, à travers le décodage biologique, sur mon histoire familiale. Lors d’une de nos séances, mon thérapeute me demanda de lui apporter mon arbre généalogique.

Dans le cadre de cet accompagnement, il fait aussi sens d’aller rechercher dans les histoires familiales et les mémoires transgénérationnelles. En effet, il est considéré que nous ne naissons pas en tant qu’individu entièrement « neuf », nous naissons avec une histoire familiale, plus ou moins lourde, qui nous poursuit. 

Une fois de plus, j’ai conscience que cela peut paraître extrêmement farfelu. Mais, j’ai souvent, dans différentes thérapies, entendu parler de cette notion. Et, en creusant dans mon histoire personnelle (ce sera l’objet du chapitre suivant), plusieurs éléments assez marquants sont remontés.

 

En quoi consistent ces mémoires transgénérationnelles (ou mémoires cellulaires ?)

 

Parfois nous avons parfaitement connaissance de notre histoire familiale, qui se raconte de génération en génération – l’arrière grand-père qui a été décoré à la guerre, comment l’arrière grand-oncle a gagné toute sa fortune- ce sont des événements positifs qui se doivent d’être racontés.
Parfois, nous nous trouvons heurtés à de lourds secrets familiaux, des non-dits, des hontes qui sont cachées et qui, pourtant, restent présentes émotionnellement et sont donc transmises de génération en génération.

Je me demandais quel pouvait être le poids de ces « secrets », jusqu’à quel niveau ils avaient pu me bloquer et quelle pouvait être leur place dans ma pathologie. Quelques médecins, dont le docteur Salomon SELLAM, médecin spécialiste en psycho généalogie, se sont penchés sur la psychosomatique clinique des différentes maladies. Le docteur SELLAM s’est intéressé à la sclérose en plaques et a publié un livre s’intitulant « la Sclérose en Plaques, une véritable arnaque transgénérationelle » exprimant très clairement l’impact de la généalogie dans cette maladie.

Il y exprime les différentes étapes permettant à une maladie de se mettre en place suite à un drame familial.

1. Un drame

La première étape est donc le drame familial en question et forcément en lien avec une des caractéristiques de la SEP, que j’ai énoncé dans mes articles précédents (dévalorisation, séparation, sentiment d’impuissance …)

2. Une charge émotionnelle qui en résulte

La deuxième étape réside dans la charge émotionnelle, résultat de ce drame. Toute la famille garde en mémoire cet évènement, les douleurs associées et, petit à petit, elles se transmettent de génération en génération, la plupart du temps de façon inconsciente, même si elles sont tues. En règle générale, on en parle de moins en mois de génération en génération, comme un mauvais souvenir qu’il ne faudrait pas réveiller.

3. La transmission de cette charge émotionnelle

La troisième étape consiste en la transmission de cette charge. Tout d’abord d’un point de vue horizontal, au niveau des personnes de la même génération qui ont été directement affectées puis, dans un second temps, au niveau vertical, aux générations suivantes.

4. Une transmission aux générations suivantes

Vient ensuite la quatrième étape : inconsciemment la charge émotionnelle de ce drame s’est transmise des parents aux enfants. Le drame n’est pourtant pas toujours connu.

 

Les différentes options face à ces mémoires transgénérationnelles

Souvent les descendants vont chercher à réparer ce drame. Ils pourront le revivre, même si cela peut prendre une forme différente.
Prenons l’exemple d’un aïeul qui a perdu toutes ses terres et sa fortune pendant la guerre, ayant été emprisonné, et qui n’a rien pu transmettre à sa descendance.

La sublimation

Soit ils le sublimeront, en empruntant le chemin inverse et réussissant là où l’aïeul avait échoué. Dans ces cas là, on retrouve souvent une certaine rage de réussite.

Dans mon exemple, la sublimation sera pour un ou plusieurs descendants de réussir professionnellement et de retrouver, voir dépasser le niveau social auquel il aurait pu prétendre.

La fidélité

La fidélité consistera à respecter le drame, à suivre sa trace. Même s’il s’agit d’un processus très inconscient. On travaille souvent, en thérapie, sur les raisons qui font que nous nous retrouvons souvent à répéter un même schéma, que ce soit lié à un drame familial ou pas. C’est un sujet qui m’a toujours passionné (les processus de répétition) et j’aimerais écrire un article là-dessus un jour.

Dans mon exemple, la fidélité sera sera de ne pas s’autoriser à être riche, de vivre chichement, de ne pas « réussir » ses études. 

La tentative de réparation

La dernière possibilité consiste en une tentative de réparation, soit un mélange des deux voies précédentes et c’est souvent dans ces cas que la maladie arrive. Les travaux du Dr SELLAM sur les mémoires transgénérationnelles l’ont amené à conclure que les symptômes d’une maladie sont souvent des tentatives de réparation qui ont échoué.

Selon lui, il y a une tentative pour sublimer ce drame mais, très inconsciemment, la personne développera une pathologie l’empêchant de réussir.  Car, au fond, le descendant ne s’en donnera pas le droit.

Le résultat en sera un intense conflit entre le cerveau conscient et le cerveau inconscient, créant divers symptômes.

 

Conclusion

Voici donc la théorie du docteur SELLAM et de nombreux praticiens spécialisés ou s’associant au décodage biologique et au rôle des mémoires transgénérationnelles.
Les descendants ayant sublimé ne sont jamais directement concernés. Ayant réussi à transformer ce drame, ils ne le ressassent plus et ne se retrouvent pas bloqués dedans.
A l’inverse, ceux qui y restent fidèles et ceux qui tentent de le réparer sans y arriver sont toujours reliés à ce drame, à cette charge émotionnelle, qui finit souvent par se convertir en maladie, en trouble du comportement ou psychologiques ou en répétition de schémas de vie tels que amoureux, professionnels, amicaux ….

 

Bien entendu, à l’époque, je ne connaissais absolument pas tout cela. Je pense même que si quelqu’un avait essayé de me l’expliquer, cela m’aurait semblé un peu « perché ». Comme je l’ai indiqué, je ne sais pas aujourd’hui si je suis entièrement convaincue du rôle de ces mémoires transgénérationelles dans l’existence de ma SEP. Mais j’ai toutefois été très troublée par ce que je découvris lors de la réalisation de mon arbre généalogique. Et par le « poids » des secrets familiaux…

 

 

Catégories : V - La Reconstruction

1 commentaire

La problématique de l'abandon au cœur de mon histoire familiale · 02/05/2018 à 11:04

[…] : dans le chapitre 25, je racontais ma découverte de la notion de mémoires transgénérationnelles, cette notion de […]

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