Bienvenue dans ma saga « ET SI … » Ces articles viendront s’intercaler régulièrement au milieu de mon histoire personnelle. Histoire que je publie chaque semaine sur mon parcours de résilience avec ma sclérose en plaques. Ils ont pour idée de vous présenter les différentes thérapies, médecines, modes de vie, manières de penser que j’ai essayés. Certains seront plus farfelus que d’autres, certains seront tirés de ma propre expérience, d’autres de lectures qui m’ont inspirées, de retour de mes lecteurs… 
Alors, n’hésitez pas à interagir, à commenter, à partager si vous avez déjà essayé ou si cela vous parle 🙂

ET SI … j’essayais le SHIATSU ?

 

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Le Shiatsu, c’est quoi ?

De mon point de vue, le shiatsu ressemble fortement à l’acupuncture, qui est devenue ma manière de guérir de mes poussées de sclérose en plaques, sauf que l’on enlève la partie –qui fait souvent peur, avouons-le – des aiguilles.

Le Shiatsu signifie la « pression des doigts » et trouve son origine au début du siècle denier, au Japon.

En réalité, il s’agit d’une technique de massothérapie qui utilise le toucher, pour ramener l’équilibre dans le corps et ainsi promouvoir la santé. J’irai même plus loin pour parler aussi d’équilibre au niveau de l’esprit. Chacune de mes sessions m’a toujours permise d’aller débloquer un flot d’émotions, souvent contenues car ignorées et donc de m’apaiser.

 

Comment cela fonctionne-t-il ?

 

Il est souvent conseillé de se vêtir de vêtements confortables et légers pour pouvoir recevoir cette forme de massage. Rien à voir avec un massage classique où l’on nous demande de nous dévêtir pour que nous puissions nous faire enduire d’huile. Le massage n’est pas directement à même la peau (même si les deux sont très agréables !).

Le ou la practicien(ne) viendra alors appuyer, avec la paume des mains ou ses pouces sur nos méridiens. Là où dans l’acupuncture, il y aurait des aiguilles, dans le shiatsu, la pression (ou massage) exercée sur ces points fait le travail.

Pour ma part, étant très sensible à l’acupuncture, je me suis tout autant prise d’engouement pour le shiatsu. Parfois, lorsque je me sens bloquée, en prise avec une fatigue nerveuse que j’ai appris à définir lors d’une surcharge de travail, d’émotions non canalisées et qui ne circulent pas de façon fluide.

 

Ma propre expérience

 

Une de mes séances de shiatsu les plus marquantes s’est déroulée il y a quelques années. J’étais alors dans un travail qui ne me convenait pas du tout, en prise avec un management à la limite du harcèlement moral et je me sentais piégée. Peur de partir, partir de rester, peur du chômage, peur de ne pas savoir ce que je voulais faire, peur de faire des choix, peur de ma maladie … peur de vivre aussi. Bref, une vraie sclérosée au sens propre du terme !

Dès le démarrage de la séance, rapidement, je m’étais sentie apaisée par ma praticienne. Je la connaissais un peu, et sa douceur et sa bienveillance me remuaient chaque fois que j’allais la voir. J’étais en train de me détendre, de me laisser porter doucement. Quand, soudainement, je sentis ma gorge se nouer. Une forte angoisse commença à monter … monter … Je peinais à respirer, je me sentais oppressée. Je maintenais mes yeux fermés, comme si, en les ouvrants, je prenais le risque de voir quelque chose d’horrible qui se matérialiserait devant moi…

Alors que j’en informais ma praticienne, elle me répondit doucement « c’est normal, je suis en train de travailler sur vos reins (les reins étant le siège de la peur en médecine chinoise), et il y a quelque chose de complètement bloqué à ce niveau ». Toute en confiance, je pris donc le parti d’accueillir cette peur.
Au fur et à mesure, je la sentis me quitter, me laissant épuisée. La praticienne se déplaça et commença à travailler sur mes poumons (siège de la tristesse en médecine chinoise). Et cette fois-ci, ce fut la tristesse qui me terrassa. Je me retrouvais à pleurer … pleurer … Je sanglotais comme si j’avais gardé ce flot de larmes en moi depuis des années.

Ce qui fut incroyable c’est que ce flot de larmes s’arrêta NET pour laisser place à un sentiment de bien-être et de joie profonde, si intense que je me pris à sourire et rire en un claquement de doigts.

 

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Autant vous dire que, suite à cet enchaînement d’émotions, je dormis comme un bébé la nuit qui suivit. Mais, si j’avais retrouvé une belle énergie physique, le plus beau cadeau de cette séance fut le bien-être émotionnel qui s’ensuivit pendant plusieurs semaines par la suite, cette impression d’avoir les idées claires sans y mettre le brouillard dans lequel je flottais juste avant.

Après, si cela n’a pas tenu si longtemps c’est parce que je n’étais pas dans un univers me permettant de me faire du bien. Cette séance de shiatsu m’a permise de me libérer de nombreuses émotions qui, mises bout à bout, me mettaient dans une telle tension physique que la poussée de sclérose en plaques n’était jamais bien loin. D’ailleurs, il suffira que je ne m’écoute plus pendant quelques mois et ne prenne plus soin de moi pour que la poussée ne se manifeste pas la suite. Mais ça, c’est une autre histoire.

Je conclurais donc en précisant que le shiatsu fonctionne très bien pour moi et m’est un outil très utile. Cela demande une certaine sensibilité à ce type de médecine et un certain lâcher prise, comme pour l’acupuncture. Mais, de mon point de vue, cela gagne à être testé.

 

Qui a déjà testé ? N’hésitez pas à laisser vos retours d’expérience (ou vos désirs d’essayer) en commentaires. Cela m’intéresse vraiment de savoir si cela peut vous apporter autant qu’à moi.

 

Catégories : Saga ET SI ...

1 commentaire

Yann Pbd · 09/05/2018 à 16:25

Merci du récit : très enrichissant.

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