Tout est juste !

 

Cet article est une parenthèse, il sort du cadre que je m’étais fixé, à savoir un chapitre de mon expérience de résilience tous les mercredis. Ou plutôt, il s’y inscrit mais vous vous retrouverez directement propulsés au dernier chapitre, celui qui se déroule aujourd’hui.

 

Dernièrement, je me suis retrouvée un petit peu dépassée par l’attrait qu’a rencontré mon blog et, par là-même, mon histoire.

En fait, laissez-moi me reprendre : le mot « Dépassée » n’est pas approprié, il ne résonne pas juste dans ces circonstances. Il s’agit plutôt d’un mélange d’anxiété et de sérénité à la fois, curieuse association n’est-ce pas ?

 

Depuis toute jeune, je rêvais d’écrire un roman, un livre. Je me voyais en tant qu’Ecrivaine, vivant au milieu d’une grande bibliothèque. Mais ça c’était pour la partie rêves d’enfants. Et puis d’autres rêves sont venus se juxtaposer jusqu’à en oublier celui-ci. Et d’autres expériences de vie aussi …

 

J’ai, par la suite, souvent été encouragée à écrire mon histoire. Et cela m’attirait ! Mais j’ai tardé … tardé … et c’est sûrement, qu’au fond, je n’étais pas prête. Il me manquait plusieurs éléments, d’autres expériences. Chaque fois que je la commençais, l’inspiration disparaissait au bout de quelques lignes. Je m’étais d’ailleurs convaincue que l’écriture n’était finalement pas faite pour moi. Et j’étais passée à autre chose.

 

Pourtant, la vie est pleine de bon sens et nous offre régulièrement la possibilité de retrouver notre chemin dès que nous nous en écartons. Et lorsque c’est le moment et lorsque nous sommes en phase avec nos aspirations profondes, les choses se mettent en place d’elles-mêmes.

 

Une Anxiété …

 

Il y a quelques mois, alors que l’occasion se présentait de me relancer dans ce projet, il m’aura fallu simplement dix jours pour écrire la première trame. Les mots me venaient facilement et les idées s’organisaient toutes seules. De par mon métier actuel, je voyage beaucoup et, curieusement, les moments où j’étais le plus inspirée, c’étaient dans les halls d’aéroport ou dans les trains. Rien ne pouvait ainsi me distraire.

Et je me suis régalée ! Le message que je souhaitais faire passer m’apparaissait de façon très claire et tout mon récit, malgré les passages difficiles, tendait vers ce but.

Cependant, une fois qu’il fut entièrement écrit et retravaillé, je me retrouvais face à un autre dilemme : que faire de ce texte ? Le but, je l’avais.

Mais j’étais confrontée à une toute autre  problématique qui m’est très familière : mais qui suis-je moi pour délivrer des messages d’espoir ? Qui suis-je pour présenter une autre façon de voir sa maladie ? Je ne suis pas thérapeute, encore moins médecin et je me suis très vite éloignée du parcours « classique » d’une personne atteinte de sclérose en plaques. Cette expérience de résilience m’est très personnelle. Et, du haut de mes 32 ans, quels conseils ai-je le droit d’apporter ?

Ça c’est pour la partie Anxiété

 

… Sereine

expérience de résilience

 

Et puis, un jour, quelqu’un m’a dit « mais peut-être que sur mille personnes qui te liront, une d’entre elle sera touchée par ton expérience de résilience et sera intéressée par ta manière de vivre avec cette maladie ». C’est cette petite phrase qui m’a poussée un soir à créer ce blog !

 

Parce que oui, je ne suis pas médecin ou psychologue, mais je parle de mon propre vécu, de mon intime conviction qu’il y a d’autres façons de voir la maladie que celles que les hôpitaux nous présentent, que mon histoire et mon expérience personnelle peuvent présenter une autre ouverture à des personnes touchées par une maladie, quel qu’elle soit.

 

Cette Anxiété est finalement contrebalancée par une profonde Sérénité. Car ce qui m’anime désormais est de pouvoir le délivrer ce message. Je suis en paix depuis quelques années avec ma sclérose en plaques et j’ai simplement envie d’apporter du soutien, de l’Amour et de l’espoir aux personnes qui traversent des épreuves comme les miennes.

 

Ce blog raconte ma réconciliation avec celle que j’appelle Ma Meilleure Ennemie. Il est lié à la résilience, à un long cheminement personnel et un travail important sur soi. Malgré ma pudeur, je rends mon histoire publique car il m’est important de vous en dévoiler les tenants et les aboutissants afin que vous puissiez comprendre le lien que je fais avec ma SEP.

 

Et j’aurais plaisir à avoir vos retours dessus, vos questions car c’est aussi en apprenant à vous connaître que je pourrais savoir comment orienter mes articles par la suite. Et savoir comment continuer à vous faire partager l’optimisme, l’espoir et la paix qui m’animent.

Venez donc découvrir le début de l’histoire ici

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1 commentaire

Rencontre avec un neurologue pas si commun ... · 11/04/2018 à 11:01

[…] bien sûr, comme j’avais publié au début, le syndrome de l’imposteur est toujours bien présent (on ne perd pas ses bonnes vieilles habitudes …) mais, ironiquement […]

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